Travailleurs ukrainiens intégrés dans une entreprise polonaise moderne

Les réfugiés ukrainiens en Pologne

Pologne-Ukraine
12 mars 2025 12 min Made in Poland
Plus de 60% des réfugiés ukrainiens en âge de travailler ont trouvé un emploi en Pologne. De l'industrie manufacturière aux startups tech, en passant par la logistique et les services, les Ukrainiens comblent des pénuries de main-d'œuvre et contribuent activement à l'économie polonaise.

Lorsque la Russie a lancé son invasion à grande échelle de l’Ukraine le 24 février 2022, l’Europe a connu le plus grand mouvement de population sur son sol depuis la Seconde Guerre mondiale. En quelques semaines, des millions de personnes ont fui les bombardements, les combats et la destruction de leurs villes. La Pologne, voisine directe de l’Ukraine par une frontière de plus de 500 kilomètres, est devenue le premier pays d’accueil. Au plus fort de la crise, des dizaines de milliers de personnes franchissaient chaque jour les postes-frontières de Medyka, Dorohusk ou Hrebenne, portant avec elles quelques bagages et l’espoir d’un refuge temporaire.

Trois ans plus tard, la réalité a pris une tout autre dimension. Ce qui devait être un séjour de quelques semaines ou de quelques mois s’est transformé, pour beaucoup, en une installation durable. Selon les estimations du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), environ 950 000 réfugiés ukrainiens résidaient encore en Pologne début 2025. Parmi eux, une majorité a trouvé du travail, inscrit ses enfants à l’école, appris les rudiments du polonais. Une intégration silencieuse, loin des projecteurs, qui mérite qu’on s’y arrête.

Le cadre légal : une intégration facilitée dès le premier jour

La rapidité avec laquelle la Pologne a réagi sur le plan législatif reste remarquable. Dès le 12 mars 2022, soit moins de trois semaines après le début de l’invasion, le Parlement polonais a adopté la Ustawa o pomocy obywatelom Ukrainy (loi d’aide aux citoyens ukrainiens). Ce texte, voté à une quasi-unanimité, a bouleversé les procédures habituelles d’accueil des étrangers.

Concrètement, cette loi a accordé aux réfugiés ukrainiens un statut de protection temporaire leur permettant de séjourner légalement en Pologne pendant 18 mois, une durée ensuite prolongée à plusieurs reprises. Mais l’élément le plus décisif a été l’accès immédiat et sans restriction au marché du travail. Contrairement aux procédures classiques qui exigent un permis de travail, les Ukrainiens bénéficiant de la protection temporaire peuvent être embauchés par n’importe quel employeur polonais sans formalité particulière, à la seule condition que l’employeur notifie l’embauche au bureau local pour l’emploi dans un délai de 14 jours.

La loi a également prévu l’attribution d’un numéro PESEL (Powszechny Elektroniczny System Ewidencji Ludności), l’équivalent polonais du numéro de sécurité sociale. Ce numéro, indispensable pour ouvrir un compte bancaire, signer un contrat de travail ou accéder au système de santé, a été délivré de manière accélérée dans des centres dédiés. En quelques mois, plus de 1,5 million de numéros PESEL avaient été attribués à des citoyens ukrainiens.

L’accès au système de santé publique (NFZ), à l’éducation pour les enfants et aux prestations sociales de base a complété ce dispositif. La Pologne a ainsi mis en place, en un temps record, un cadre d’intégration que beaucoup d’observateurs internationaux ont qualifié d’exemplaire.

Les secteurs qui emploient les Ukrainiens

Où travaillent concrètement les réfugiés ukrainiens installés en Pologne ? Les données du ministère polonais du Travail et des études menées par la Banque nationale de Pologne (NBP) permettent de dresser un tableau assez précis.

Industrie manufacturière

C’est le premier employeur, avec environ 25 % des travailleurs ukrainiens. Les usines polonaises, notamment dans les régions de Wrocław, Poznań et Łódź, recrutent massivement pour des postes en chaîne de montage, en transformation alimentaire et en conditionnement. L’industrie automobile, très présente en Pologne avec des usines Volkswagen, Toyota et Stellantis, emploie également un nombre significatif de travailleurs ukrainiens. Ces postes, souvent en 3x8, offrent des salaires corrects et une stabilité appréciée. La proximité linguistique entre le polonais et l’ukrainien — deux langues slaves — facilite l’apprentissage sur le terrain.

Commerce et distribution

Le secteur du commerce et de la distribution absorbe environ 18 % de la main-d’œuvre ukrainienne. Les grandes enseignes comme Biedronka, Lidl ou Żabka embauchent des caissiers, des manutentionnaires et des employés de rayon. Les entrepôts logistiques, notamment ceux d’Amazon qui a considérablement développé sa présence en Pologne, représentent aussi un débouché important. Le travail y est physiquement exigeant, mais les horaires flexibles conviennent à des mères qui doivent concilier emploi et garde d’enfants.

Logistique et transport

Environ 15 % des Ukrainiens actifs travaillent dans la logistique et le transport. La Pologne, carrefour logistique de l’Europe centrale, manquait cruellement de chauffeurs routiers et de préparateurs de commandes bien avant 2022. Les travailleurs ukrainiens, dont beaucoup possédaient déjà des permis de conduire poids lourds, ont comblé une partie de ce déficit. Les centres de tri postal, les plateformes de livraison et les sociétés de transport emploient massivement.

Réfugiés ukrainiens travaillant en Pologne

Services à la personne

Les services à la personne concernent environ 12 % des travailleurs réfugiés. L’aide aux personnes âgées, le ménage à domicile et la garde d’enfants sont des emplois traditionnellement occupés par des travailleuses ukrainiennes en Pologne, y compris avant le conflit. La Pologne, confrontée au vieillissement rapide de sa population et à l’émigration de ses propres citoyens vers l’Europe de l’Ouest, a un besoin structurel dans ce domaine. Beaucoup de femmes ukrainiennes y trouvent un premier emploi en attendant de faire reconnaître leurs qualifications.

Restauration et hôtellerie

Hôtels, restaurants, cafés et cantines emploient environ 10 % des réfugiés. Dans les grandes villes touristiques comme Cracovie, Gdańsk ou Varsovie, il n’est plus rare d’être accueilli en ukrainien dans un restaurant. Certains Ukrainiens ont même ouvert leurs propres établissements : des restaurants de bortsch et de varenyky fleurissent un peu partout, ajoutant une touche culinaire à l’intégration culturelle.

Construction

Le secteur du bâtiment, qui représente environ 8 % des emplois, concerne principalement les hommes — une minorité parmi les réfugiés, mais un groupe très recherché. Maçons, peintres, électriciens : les entreprises polonaises du BTP, qui peinent à trouver de la main-d’œuvre locale, accueillent ces travailleurs qualifiés avec soulagement.

Technologies de l’information

Enfin, environ 5 % des Ukrainiens travaillent dans le secteur IT. L’Ukraine possédait avant la guerre un écosystème technologique dynamique, avec des développeurs, des designers et des spécialistes en cybersécurité reconnus à l’international. Beaucoup de ces professionnels continuent de travailler à distance pour des entreprises ukrainiennes depuis la Pologne, tandis que d’autres ont intégré des sociétés polonaises ou des filiales de multinationales installées à Varsovie, Cracovie ou Wrocław. Le secteur tech polonais, en pleine croissance, y trouve un vivier de talents précieux.

Le profil des réfugiés : majoritairement des femmes

Pour comprendre la nature de cette migration, il faut garder en tête un fait fondamental : les réfugiés ukrainiens en Pologne sont à plus de 70 % des femmes. Les hommes ukrainiens âgés de 18 à 60 ans, soumis à la mobilisation générale décrétée par le président Zelensky dès le 24 février 2022, n’ont pas le droit de quitter le territoire ukrainien, sauf exceptions limitées. Ce sont donc principalement des mères avec leurs enfants, des femmes seules et des personnes âgées qui ont rejoint la Pologne.

Cette réalité démographique a des conséquences directes sur le marché du travail. Les emplois occupés par les réfugiés sont massivement féminins : services à la personne, commerce, restauration, travail en usine. Beaucoup de ces femmes occupaient en Ukraine des postes bien plus qualifiés — enseignantes, comptables, ingénieures, médecins — mais doivent accepter des emplois en deçà de leurs compétences en attendant de faire reconnaître leurs diplômes ou de maîtriser suffisamment le polonais.

La charge mentale est considérable : travailler à temps plein tout en élevant seule des enfants dans un pays étranger, en gardant le contact avec un mari resté au front, en gérant l’incertitude de l’avenir. Le taux de stress post-traumatique et de dépression est significativement plus élevé parmi les réfugiées que dans la population générale, selon plusieurs études menées par des ONG et des universités polonaises.

Les femmes ukrainiennes : courage et adaptation

Femmes ukrainiennes intégration Pologne

Il serait réducteur de ne voir dans ces femmes que des victimes. Ce qui frappe, lorsqu’on écoute leurs parcours, c’est la détermination avec laquelle elles reconstruisent leur vie. Des enseignantes devenues aide-soignantes, des avocates reconverties dans la traduction, des économistes qui tiennent des caisses de supermarché la journée et suivent des cours de polonais le soir — sans jamais perdre de vue l’objectif de retrouver un emploi correspondant à leur formation.

Cette résilience n’est pas passée inaperçue au-delà des frontières polonaises. En France, le conflit en Ukraine a provoqué un regain d’intérêt pour la culture ukrainienne et, plus largement, pour les échanges humains entre l’Europe francophone et l’Europe slave. Des associations culturelles, des initiatives de jumelage entre villes, des programmes d’accueil de familles ukrainiennes ont vu le jour aux quatre coins de la France. La curiosité pour l’histoire, les traditions et le quotidien des femmes ukrainiennes s’est intensifiée : des documentaires, des reportages, des livres leur ont été consacrés. Pour ceux qui souhaitent mieux comprendre la réalité de ces femmes ukrainiennes, leur parcours, leurs valeurs et la manière dont elles envisagent leur avenir, de nombreuses ressources existent désormais en français. Ce dialogue interculturel, né dans la tragédie, pourrait bien constituer l’un des héritages durables de cette période.

Les organisations polonaises de soutien aux réfugiés soulignent par ailleurs que les femmes ukrainiennes sont souvent les premières à s’impliquer dans la vie de quartier, à participer aux réunions de parents d’élèves, à créer des groupes d’entraide sur les réseaux sociaux. Cette capacité d’adaptation, dans des circonstances que personne n’aurait souhaité connaître, force le respect.

Les défis de l’intégration

L’intégration des réfugiés ukrainiens en Pologne n’est pas un long fleuve tranquille. Plusieurs obstacles persistent, malgré la bonne volonté des deux côtés.

La barrière de la langue reste le premier frein. Si le polonais et l’ukrainien partagent des racines slaves communes, les différences sont suffisantes pour rendre la communication difficile au quotidien, surtout dans un contexte professionnel. Les cours de polonais gratuits, proposés par des municipalités et des ONG, sont souvent surchargés et insuffisants. Sans une maîtrise correcte du polonais, l’accès à des postes qualifiés reste limité.

La reconnaissance des diplômes constitue un autre obstacle majeur. Les procédures de validation des qualifications ukrainiennes sont longues, complexes et parfois décourageantes. Une médecin ukrainienne doit passer des examens en polonais, effectuer un stage complémentaire et obtenir une équivalence avant de pouvoir exercer. Le processus peut prendre plusieurs années. Des dispositifs accélérés ont été mis en place pour certaines professions en tension — notamment les médecins et les infirmières — mais ils restent insuffisants face à l’ampleur des besoins.

Le logement est un défi croissant. Si, dans les premiers mois, la solidarité des Polonais a permis d’héberger des milliers de familles chez l’habitant, cette solution ne pouvait être que temporaire. Le marché immobilier polonais, déjà tendu dans les grandes villes, a vu les loyers augmenter significativement sous l’effet de la demande supplémentaire. Trouver un logement abordable à Varsovie ou Cracovie relève du parcours du combattant pour des familles dont les revenus sont modestes.

La scolarisation des enfants a posé des problèmes logistiques considérables. Les écoles polonaises, pas toujours préparées à accueillir des élèves non polonophones, ont dû improviser des classes d’intégration. Beaucoup d’enfants ukrainiens suivent en parallèle un enseignement en ligne dispensé par des écoles ukrainiennes, ce qui crée une double charge et parfois une confusion identitaire.

Enfin, si l’accueil initial a été d’une générosité remarquable, des tensions sociales sont apparues au fil du temps. L’accès des réfugiés à certaines prestations sociales a suscité des critiques dans une partie de la population polonaise, notamment parmi les ménages modestes qui se sentent défavorisés. Des discours politiques instrumentalisant la présence des réfugiés ont émergé, même s’ils restent minoritaires. L’enjeu, pour la société polonaise, est de maintenir la solidarité dans la durée, au-delà de l’émotion des premiers jours.

L’impact positif sur l’économie polonaise

Au-delà des défis, la contribution des réfugiés ukrainiens à l’économie polonaise est indéniable. Plusieurs études économiques convergent sur ce point.

D’abord, les travailleurs ukrainiens comblent des pénuries structurelles de main-d’œuvre. La Pologne, dont la population active diminue en raison du vieillissement démographique et de l’émigration vers l’Europe de l’Ouest, manquait de bras dans de nombreux secteurs avant même 2022. Le taux de chômage, qui oscille autour de 5 %, est l’un des plus bas d’Europe. Sans les travailleurs ukrainiens, des usines tourneraient au ralenti, des entrepôts seraient en sous-effectif et des personnes âgées manqueraient d’aide à domicile.

La contribution fiscale est également significative. Les réfugiés qui travaillent paient des impôts sur le revenu, des cotisations sociales et la TVA sur leurs achats quotidiens. Selon les calculs de la Banque nationale de Pologne, les travailleurs ukrainiens ont contribué à hauteur de 0,5 à 1 point de pourcentage à la croissance du PIB polonais en 2023 et 2024.

Les Ukrainiens sont aussi des consommateurs : ils louent des appartements, achètent de la nourriture, des vêtements, des meubles, paient des abonnements téléphoniques. Cet afflux de demande intérieure a stimulé l’activité économique locale, bénéficiant aux commerçants, aux propriétaires et aux prestataires de services polonais.

Enfin, l’arrivée de professionnels qualifiés dans le secteur IT et dans certaines professions de santé représente un transfert de compétences dont la Pologne tire profit à long terme. Des startups polono-ukrainiennes ont vu le jour, des collaborations universitaires se sont nouées, et le bilinguisme croissant dans certaines villes crée des opportunités commerciales vers le marché ukrainien de la reconstruction future.

Témoignages et parcours d’intégration

Oksana, 38 ans, de Kharkiv. Professeure de mathématiques dans un lycée de Kharkiv, Oksana a fui avec ses deux filles de 8 et 12 ans en mars 2022. Installée à Wrocław, elle a d’abord travaillé comme caissière dans un supermarché Biedronka. Après avoir suivi des cours intensifs de polonais pendant un an, elle a obtenu un poste d’assistante pédagogique dans une école primaire de la ville, où elle aide les élèves ukrainiens à s’intégrer. « Mon salaire est trois fois inférieur à ce que je gagnais en Ukraine, mais mes filles sont en sécurité et vont à l’école. C’est tout ce qui compte pour l’instant », confie-t-elle.

Natalia, 45 ans, de Marioupol. Comptable dans une entreprise sidérurgique détruite par les bombardements, Natalia est arrivée en Pologne après un périple de dix jours à travers l’Ukraine. À Poznań, elle a enchaîné les petits boulots — ménage, aide en cuisine, manutention en entrepôt — avant de décrocher un poste d’assistante comptable dans un cabinet polonais. Son employeur, qui avait besoin de quelqu’un capable de communiquer avec des clients ukrainiens, a rapidement reconnu ses compétences. « Chaque jour, j’apprends dix nouveaux mots en polonais. C’est ma façon de remercier ce pays qui nous a accueillis. »

Dmytro, 62 ans, de Kyiv. Trop âgé pour être mobilisé, cet ancien ingénieur en génie civil a accompagné sa femme et sa belle-mère en Pologne. À Cracovie, il a trouvé un emploi de contremaître sur un chantier de construction, où son expérience de quarante ans est précieuse. « Les techniques sont les mêmes, seuls les mots changent. Les collègues polonais m’ont appris les termes techniques. On se comprend avec les mains quand les mots manquent. » Il espère que son fils, resté à Kyiv, pourra un jour le rejoindre.

Yulia, 29 ans, de Lviv. Développeuse front-end, Yulia travaillait déjà à distance pour une entreprise américaine depuis Lviv. L’invasion l’a poussée à s’installer à Varsovie, où elle continue le même travail depuis un espace de coworking. « Techniquement, rien n’a changé. Mais psychologiquement, tout est différent. Je vis dans un pays qui n’est pas le mien, je n’entends plus les sirènes, et pourtant je me sens coupable d’être en sécurité. » Yulia fait partie de la communauté tech ukrainienne de Varsovie, qui organise régulièrement des meetups et des hackathons solidaires.


L’histoire de l’intégration des réfugiés ukrainiens en Pologne s’écrit encore au quotidien. Elle est faite de petites victoires individuelles — un premier mot en polonais, un contrat de travail signé, un enfant qui se fait un ami à l’école — autant que de défis collectifs qui restent à relever. Ce qui est certain, c’est que cette migration forcée a transformé la société polonaise, rendant plus visible une communauté ukrainienne qui était déjà présente bien avant la guerre, et posant les fondements d’une cohabitation appelée à durer. L’avenir dira si cette intégration, née dans l’urgence et la solidarité, se consolidera en un véritable enrichissement mutuel. Les premiers signes, malgré les difficultés, sont encourageants.

Questions fréquentes

Les principaux secteurs sont l'industrie manufacturière (25%), le commerce et la distribution (18%), la logistique et le transport (15%), les services à la personne (12%), la restauration et l'hôtellerie (10%), la construction (8%) et les technologies (5%). Les femmes ukrainiennes représentent la majorité de la main-d'œuvre réfugiée.

Oui, la Pologne a adopté dès mars 2022 une loi spéciale (Ustawa o pomocy) accordant aux réfugiés ukrainiens un accès immédiat au marché du travail, sans permis de travail. Ils bénéficient aussi d'un numéro PESEL (équivalent du numéro de sécurité sociale) et de l'accès aux soins.

Non, la Pologne connaît un taux de chômage historiquement bas (environ 5%) et souffrait de pénuries de main-d'œuvre avant même le conflit. Les travailleurs ukrainiens comblent des postes que les Polonais ne veulent plus occuper, et contribuent à la croissance du PIB.

Les salaires des réfugiés ukrainiens sont en moyenne 15 à 20% inférieurs à ceux des Polonais pour des postes équivalents, un écart qui se réduit avec l'ancienneté et la maîtrise du polonais. Le salaire minimum polonais est d'environ 4 300 PLN brut (≈1 000€) en 2025.